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LES PRATIQUES :
YAM KANG : est une méthode de guérison
par le feu permettant de soulager certains types de douleurs particulières
telles que douleurs articulaires, musculaires et tendineuses. Cette pratique
vieille de plusieurs milliers d’années fait également
disparaître les tensions et possède un effet antalgique qui
relaxe le corps, éradique la douleur, avec un maximum d’efficacité.
Yam Kang nécessite plusieurs préparations à base
de Plai (Amomum montanum) d’huile de sésame, d’alcool,
d’eau et de diverses formules « mantriques » pour la
propagation de la chaleur, la protection du feu et l’action de guérison.
Dans la pratique de Yam Kang le massage se fait avec le pied. A l’aide
d’un feu de charbon de bois, la chaleur est diffusée dans
une plaque d’acier où le thérapeute va venir puiser,
à travers la voûte plantaire, la chaleur qu’il va véhiculer
au corps du receveur. Les zones douloureuses sont traitées en priorité,
puis l’ensemble du corps sera massé selon le parcours des
lignes énergétiques. Un certain nombre de manipulations
peuvent aussi intervenir lorsque nécessaire. Maître Boonchu
Chantaraput explique que cette méthode tire son origine au cœur
des anciennes pratiques chamaniques issues d’Asie. Chaque ingrédient,
nécessaire à la préparation, doit être dosé
et entraîne une action spécifique :
- L’huile de sésame utilisée pour la pratique doit
être extraite de la graine en 1ère pression à froid
à partir d’un jus peu filtré. C’est une huile
restructurante qui prévient le dessèchement de la peau lors
de l’application de la chaleur. Ce jus brut était déjà
utilisé chez les Celtes et les Babyloniens dans la composition
de remèdes contre les maladies articulaires.
- La racine de Plai utilisée est un rhizome récolté
en Thaïlande, de préférence en février, car
il est à cette époque beaucoup plus riche en principes actifs
et donnera de meilleurs effets, surtout au niveau de l’action anti-inflammatoire
et analgésique. Il est intéressant de noter qu’actuellement
plusieurs publications scientifiques sur le Plai corroborent les données
de la médecine Lanna, vieille de plusieurs milliers d’années.
Ainsi, on constate que l’université d’Odense au Danemark,
grâce à l’un de ses spécialistes mondialement
connu pour ses recherches, le docteur Krishna Srivastava, vient de démontrer
scientifiquement le rôle du Plai dans le traitement de l’arthrite
rhumatoïde d’une part et d’autre part, la même
université met en avant l’efficacité du Plai dans
le traitement des migraines où il agit, comme l’aspirine,
sur la prostaglandine, hormone impliquée dans le processus de réponse
à l’inflammation. Des recherches encore plus récentes
attribueraient également au Plai des propriétés anti-cancer.
- L’alcool, utilisé pour la préparation,
possède une fonction vasodilatatrice et permet également
l’extraction des principes actifs en rendant soluble les éléments
du mélange. Sur le plan chimique, la structure amphiphile de l’alcool,
en relation avec les propriétés des tensioactifs, lui confère
une affinité particulière pour les interfaces de type air/eau
et eau/huile, très largement utilisés dans la pratique de
Yam Kang, et permet par conséquent d’abaisser l’énergie
libre de ces interfaces. En mécanique des fluides ce phénomène
est connu pour être à la base de la stabilisation de systèmes
dispersés permettant de fixer les molécules hydrophobes
et hydrophiles. Il est intéressant de constater que les anciens
avaient déjà saisi ces propriétés, il y à
plus de trois mille ans.
- Les mantras ont un rôle essentiel. Ils sont au
nombre de trois. Le premier va permettre au thérapeute de se protéger
de la chaleur et de la brûlure du feu. Le second permet de véhiculer
la chaleur dans le corps du patient. Le troisième intervient dans
l’action de guérison.
TOK SEN : est une méthode mentionnée dans
les textes anciens comme venant de la Chine. Tok Sen a été
introduit en Thaïlande il y a plus de 3 000 ans. Cette pratique,
aujourd’hui pratiquement disparue, s’appuie sur le parcours
des méridiens. Elle réajuste l’onde énergétique,
ouvre les « portes » et défait la stase. Tok Sen remplace
l’aiguille traditionnelle de l’acupuncteur par des instruments
taillés dans du bois d’Olaka ayant été foudroyé.
Le bois d’Olaka transmet une vibration en correspondance avec l’onde
énergétique circulant dans les Sen. Lorsque le bois d’Olaka
a été foudroyé par le tonnerre il porte en lui une
énergie particulièrement apte à véhiculer
la vibration et réveiller la circulation du Qi (énergie)
dans les méridiens. Selon la théorie des grands classiques
de la médecine traditionnelle Chinoise, durant notre parcours embryonnaire,
le souffle vital a tracé au travers des couches tissulaires, les
canaux énergétiques, connus en France sous le nom de méridiens.
Certains de ces canaux ont pour fonction de réajuster les désordres
internes en équilibrant les insuffisances et les débordements.
Chaque canal est par ailleurs porteur d’une qualité énergétique
qui lui est spécifique et qui colore la sphère psychique.
L’onde énergétique qui circule dans les méridiens
est aussi le vecteur qui assure le lien continuel entre le corps et l’esprit.
Lorsque pour des raisons multiples la circulation énergétique
est contrariée ou que le traitement par l’acupuncture ne
répond pas, Tok Sen est une méthode très efficace
pour rétablir l’harmonie énergétique du corps.
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